Une étude autrichienne démontre l’efficacité de la vape dans le sevrage tabagique


 

 

Couverture NTR 2021

Le Nicotine & Tobacco Research est une revue à comité de lecture qui couvre, depuis 1999, l’état de l’art en matière de recherches relatives aux produits du tabac et sur la nicotine. C’est le journal officiel de la SNRT (Society for Research on Nicotine & Tobacco) et il est publié par Oxford University Press. Le livre est copieux et s’étoffe chaque année. De 375 pages en 1999, le journal est arrivé à 2284 pages en 2020. Au mois d’avril dernier, la revue a sorti le N°4 de son volume 23. On pouvait y trouver une étude provenant du Centre de santé publique de l’Université médicale de Vienne. Cette étude est une méta-analyse et une revue systématique de ce que les chercheurs ont trouvé de pertinent dans toutes les recherches consacrées au sevrage tabagique avec la vape.

Nous vous proposons une traduction complète de l’article si vous souhaitez analyser vous-mêmes les données. C’est ici.

 


Contexte

La recherche démarrant l’étude a pu identifier 19350 publications et 12 d’entre-elle ont été retenues pour une revue systématique et 9 pour des méta-analyses à effets aléatoires. Nous n’allons pas rentrer dans les détails car une méta-analyse est plutôt complexe et fait entrer bon nombre de paramètres à prendre en considération. On peut juste retenir que la méta-analyse, en regroupant les résultats de plusieurs études, permet d’avoir des résultats plus précis grâce à un échantillonage plus vaste qu’une seule étude.

Ce qui intéressait les chercheur, dans cette études, c’était les résultats de l’abstinence. Pour commencer, les résultats sont  meilleurs avec des e-liquides nicotinés sur la durée. Cela semble une évidence, mais croyez-bien que ça ne l’est pas pour tout le monde. On le sait, le manque de nicotine est cumulatif jusqu’au moment où l’on craque. Cela dit, l’analyse remarque, globalement, peu de différence avec les e-liquides non-nicotinés  sur une période de 3 à 12 semaines. Sur une période de 3 à 52 semaines, les résultats sont plus probants. 

L’étude souligne notamment une aide comportementale supplémentaire absente des autres substituts, tout en réduisant les dommages (d’au moins 95% comme nous le savons déjà).

Conclusion

La conclusion de cette étude corrobore ce qui avait été démontré par le Public Health England en février dernier. On arrive à de meilleurs résultats en vapotant plutôt qu’avec des TSN seuls ou du conseil seul. Les auteurs précisent que les études retenues pour cette analyse manquent encore de pertinence sur le long terme et d’une vision plus globale des population étudiées. La prudence est de mise lorsque l’on travaille dans le monde scientifique. Mais cette analyse a le mérite d’exister et d’avoir posé une pierre de plus à l’édifice en élargissant le domaine de recherche.

NB : si vous lisez l’étude que nous vous proposons en traduction ou bien en langue anglaise, vous trouverez queqlues chapitres mentionnant des études de Stanton Glantz. Nous connaissons ce personnage pour son hostilité non-justifiée et suspecte envers la vape et dont un article a été supprimé l’an passé pour falsification de résultats. Tout cela pour dire que la prudence doit marcher dans les deux sens.

 

Source : https://academic.oup.com/ntr/article/23/4/625/5906696